Présentation

Patricia Allemonière

Conflits,catastrophes humanitaires, montée des tensions sortie de crises …Bref, un regard sur la planète, des commentaires, des interviews, des analyses, des questions, tout ce que je n’ai pas eu le temps de vous dire dans nos éditions et puis mes coups de cœur, pour un livre, pour une femme, un homme, un enfant …

 


Mardi 1 juillet 2008


Un nouveau centre de crise, crée au ministre des affaires étrangères ! Il va regrouper deux directions, celle des français de l’étranger et celle des affaires humanitaires. Il sera chargé d’assurer 24H sur 24h la veille et le suivi des affaires concernant les français en difficulté à l’étranger.

Crises aiguës, catastrophes naturelles, type Tsunami, enlèvement, attentats, simple altercation qui vire à l’incarcération dans un commissariat américain, affaires en cours, comme celles des 1870  prisonniers français, le spectre est large.

 




 

Une nécessité

-La France comparée à nos homologues étrangers avait pris du retard et n’avait pas de cellule renforcée et permanente.

- Dans les deux directions des hommes faisaient le même travail, ils étaient séparés géographiquement, il y avait donc urgence à remettre un peu d’ordre.

-La prise de conscience de nos diplomates et hommes politiques, de l’importance de cette question, pour l’opinion publique, et les médias(!) a accéléré le processus.

-La généralisation de l’insécurité,  opérations menées par la nébuleuse Al Qaida, enlèvements crapuleux ou politiques, ont rendu nécessaire la mise en place d’un organisme permettant de coordonner les actions du gouvernement.

 

Quelques chiffres, en 2006,  22 français ont été pris en otages dans le monde, en 2007, 19 dans 10 pays et cette année déjà 36 dans 3 pays.

 

Demain, ces nouveaux veilleurs  devront répondre aux familles inquiètes, partir sur le terrain servir de relais, ils devront aussi analyser et prévoir.

A titre d’exemple,  ils peuvent être chargés de faciliter l’évacuation de ressortissants, français comme au Tchad cette année, en les aidants à accomplir toutes les formalités administratives, ils auront à répondre aux milliers d’appels reçus chaque fois par le ministère, 240 000 pour le Tsunami.

Cette équipe, travaillera en coordination avec les hommes d’action des autres ministères, DGSE, CPCO pour le ministère de la Défense, ministère de l’intérieur, santé.

 

Ils seront aussi chargés d’anticiper l’arrivée des crises  et seront en liaison avec  les organisation humanitaires présentes sur le terrains pour aider à l'acheninement de l'aide, comme le soutien aux refugiés tchadiens au Cameroun lors de la crise de février ou l'aide aux population sinistrées lors du Tsunami...


Huit diplomates, volontaires, seront chargés d’assurer la veille, la nuit et le week-end et recevront une formation particulière, pour gérer les situations d’urgence.

 

A partir, du 2 juillet, 50 fonctionnaires répondront, en théorie, à vos besoins.

Par Patricia Allemonière - Publié dans : blog-allemoniere-tf1
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Jeudi 12 juin 2008

Paris se met à l’heure Afghane et  la conférence qui s’est ouverte ce matin, marque le retour de la France en Afghanistan. Nicolas Sarkozy s’est engagé à donner 107 milliards sous forme d’aide à ce pays considéré par l’ONU comme l’un des 5 pays les plus pauvres au monde. Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki Moon et Hamid Karzaï, le président Afghan ont insisté sur la relance du processus de reconstruction et sur la sécurité.

Quatre-vingt pays et quinze grandes organisations internationales sont représentés.

 

Une conférence de plus ?

 

En quelques heures, les délégués vont parler corruption, drogue, sécurité, développement, plan quinquennal, santé, éducation. Les grands de ce monde vont s’engager à coordonner leurs efforts, à ne plus la jouer solo. Quant au président afghan il devrait promettre de mettre fin à la corruption qui gangrène le pays.

Les pays donateurs mettront la main à la poche. Les calculatrices seront priées de ne pas faire d’erreurs. Certains se feront rappeler à l’ordre, une partie de l’argent promise lors du sommet de Londres il y a deux ans, 10 milliards n’a jamais été versée et le reste va souvent dans la poche des OGN et des contractants étrangers sous forme d’achat de 4/4, de salaires et de budget sécurité.

 

Les mauvaises langues qui estiment que la communauté internationale s’embourbe chaque jour un peu plus, sont priées d’avoir un regard plus positif. Les communicants mettent aujourd’hui, en avant les réussites du processus engagé après le départ des talibans, 6000 écoles crées en six ans, des centaines de kilomètres de route reconstruites. Les forces armées, passées de 1700 hommes en 2003 à 63 000 hommes aujourd’hui.

 

Les points noirs seront aussi relevés et ils sont nombreux :

 

En premier lieu, l’insécurité, tout le monde fera, à n’en point douter, son mea culpa et soulignera qu’il était très difficile d’anticiper le niveau de violence actuelle. Les spécialistes estiment qu’il n’en est rien. Il suffisait de connaître un peu le pays pour savoir que l’on n’achète pas la paix en donnant de l’argent aux chefs de guerre.

Mais à croire les humanitaires et nos diplomates, ces erreurs d’appréciation ne doivent pas être un prétexte pour baisser les bras, au contraire, il faut relever les manches et relancer la reconstruction.

 

Deuxième point noir, la drogue. Le pays fournit 93°/° du marché mondial des opiacés et ce avec la complicité des forces internationales. Petit rappel, les britanniques ont ainsi négocié avec les talibans la fin des attaques contre les soldats de sa majesté, dans leur zone, contre la récolte de pavots. On appelle cela de la « réal politique !

 

En fin de journée, les représentants des différents pays devraient s’engager à coordonner leurs  actions. Les Afghans ont défini plusieurs secteurs vitaux, l’agriculture, la santé, la sécurité, les transports, l’énergie, l’éducation. L’aide devrait se fondre dans un vaste plan quinquennal, l’ANDS (Stratégie de développement national de l’Afghanistan) présenté aujourd’hui par Hamid Karsaï.

Bref, vous l’avez compris, il s’agit de redonner une dynamique au développement qui en a bien besoin.

Rien ne dit que cette fois ci cela ne va marcher…. Il faudrait que le gouvernement se dote d’une force de police non corrompue, d’un système judicaire digne de se nom, en finir avec les chefs de guerre assoiffés d’argent et mettre un terme à la corruption et à la culture du pavot.».

 

La paix ?

 

Il sera aussi question de politique, si Hamid Karzaï reste la meilleure carte des occidentaux, certains aimeraient le voir entamer des négociations avec les talibans « modérés ». Voilà qui agace et inquiété la délégation iranienne présente à Paris avec son ministre des affaires étrangères. Les leaders iraniens (chiites), détestent les talibans (sunnites) qu’ils décrivent comme autant d’éléments relevant de la même mouvance qu’al Qaida et s’opposent farouchement à toute idée de dialogue avec les étudiants en religion.

 

Bref la vision d’Ahmadinejad sur cette question est semblable à celle de Georges W Bush.  Une fois n’est pas coutume ! Il faut savoir que l’Iran et le Pakistan ont toujours rivalisé d’influence en Afghanistan. Téhéran, en revanche, s’accommode très bien de la présence militaire des forces de l’OTAN ?

 

Voilà qui occupe les occidentaux. Pendant ce temps, ils ne s’occupent  de ce qui se passe en Iran. Pour aider l’Afghanistan, Téhéran mise sur le développement économique en faisant remarquer que le pays a déjà investi 2 millions de dollars et projette d’en investir une centaine d ‘autres (une goutte d’eau si on compare ce montant aux besoins afghan évalués à 50 milliards de dollars par l’équipe Karzaï. Cinquante milliards pour les cinq prochaines années dont10 pour la sécurité).  

 

La France ?

L’opinion publique française, qui avait complètement oublié que nous avions plus de 1000 soldats intégrés dans la force internationale, est priée par les communicants  « de se réveiller » car nos missions vont évoluer. Sept cent militaires supplémentaires vont être envoyés. Il s’agit de montrer à nos amis de l’Otan que cette fois ci, c’est pour de bon, nous allons réintégrer le commandement unifié et en augmenter nos contingents.

Sur le terrain, nous n’allons plus nous contenter de sécuriser Kaboul, de former l’armée afghane et de faire des missions humanitaires (lancées en 2002) mais allons être engagé dans des opérations  plus offensives. Cette conférence tombe à point nommé.

 

Reste que ce bel exercice met en évidence l’échec de l’option du tout militaire, et les dérives du processus de reconstruction….

En six ans les Talibans ont eu le temps de reconstituer leur force de prospérer….et de s’enrichir.

Mais au fait, qui sont-ils ?

 

Des afghans.

 

 

Par Patricia Allemonière
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Jeudi 17 avril 2008

 

La faim dans le monde

 

 

La pression sur la demande est trop forte, l'Inde et la Chine redoutent que la crise alimentaire mondiale provoque des tensions et des émeutes dans leurs pays.

Conséquence, l'Inde vient d'interdire l'exportation de riz sauf pour certaines catégories, type Basmati. Désormais, seules les entreprises qui obtiennent des dérogations peuvent exporter leur production. Dans ce pays qui devra nourrir, 1 5 milliard d'habitants  dans 5ans, les musulmans des campagnes sont, aujourd?hui,  les plus touchés. Leurs conditions de vie sont plus mauvaises que celles des intouchables et ils sont désormais plus sensibles aux prêches islamistes.

Les autorités prennent très au sérieux cette menace, la semaine dernière elles ont arrêté 8 musulmans extrémistes responsables des attentats de Bombay en 2006.  Les mouvements maoïstes, petits frères des maoïstes népalais,  enregistrent les mêmes succès au sein des hindous les plus déshérités. Avec 60 députés au parlement, ils sont désormais, en mesure de jouer un rôle d'arbitre. 

 

 

En prévision  d'une aggravation des tensions sur les marchés mondiaux des denrées alimentaires,  des entreprises agro alimentaire indiennes et chinoises, encouragées par leur gouvernement,  achètent des terres en Afrique. Elles pourraient à terme rapatrier dans leur pays d'origine respectif la production, en cas de besoin.

Et ce n'est qu'un début.

 

 

 

Les hommes politiques viennent de prendre conscience de l'ampleur du problème, les réunions se multiplient, Banque Mondiale, FMI, Programme alimentaire mondiale, Union européenne, tout le monde y va de sa petite déclaration. La France envisage, cet automne, de convoquer à Paris une conférence internationale afin de mettre un peu d'ordre dans les marchés, l'UE avec son agriculture florissante se rêve déjà en régulateur des marchés.

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Vendredi 4 avril 2008

Les institutions internationales sont incapables de faire face aux défis du vingt et unième siècle.

 

 

                                        Richard Haass Département d'Etat 2001 2003

 

 C’est, Richard Haass, membre  de l’équipe de G Bush père, avant de devenir, conseiller de Colin Powell au Département d’Etat entre 2001 et 2003, qui tient ces propos. Cette semaine, il était, en tant que président du  « Council on Foreign Relations » l’un des « think tank » les plus respectés des Etats-Unis, l’invité de la revue française Foreign Policy. 

 « Le plus gros danger qui se pose à nous, ce n’est pas la Chine, les pays émergeants mais le déclin de toutes nos institutions traditionnelles ».

 Ces institutions n’assurent plus leur fonction régulatrice et coordinatrice a-t-il précisé, lors d’un petit déjeuner organisé cette semaine dans un grand hôtel parisien. 

Ses propos sont une illustration du débat qui a lieu en ce moment, aux Etats-Unis, au sein des spécialistes des questions internationales et stratégiques.  

Selon, Richard, Haass, le 44ème président DES Etats Unies devra faire face à des défis jamais rencontrés auparavant,

 

                                   Georges W Bush ( Ph E Draper) 43ième président

«  C’est une période difficile de notre histoire, notre croissance sera plate et la population demandera à nos gouvernants d’adopter une politique de repli ….. Elle ne comprendra pas les véritables enjeux posés par la globalisation…. »  

Nous assistons, a-t-il poursuivit, à une redistribution du pouvoir hors des USA. Le monde n’est plus dominé par quelques états, il y a dispersion. Les acteurs sont multiples. Aux cotés des états, on trouve désormais de nombreux autres intervenants. Un groupe de ministres des Affaires Etrangères ou de Chefs d’Etat ne peut plus décider, seul, pour le reste du monde. 

Nous sommes entrés dans une ère où la domination des USA et de l’Europe fait partie du passé. Nos institutions ont été crées pour construire un monde de stabilité et de prospérité après la seconde guerre mondiale. Aujourd’hui, nous devons faire face à l’instabilité, à la globalisation, à la circulation extrêmement rapide de flux financiers, d’idées, de biens, d’informations…. .  

NOS institutions seront-elles capables de se transformer ? 

 

                                  Assemblée générale ONU

 

ONU : Ce sont les Nations unies qui auront le plus de mal à le faire. Le conseil de sécurité ne reflète pas l’état du monde et les états membres sont incapables de se mettre d’accord. Pas de consensus, pas de volonté commune. L’ONU serait à ses yeux, l’institution la moins capable de se réformer.  

Il n’en va pas de même pour l’OTAN. L’institution qui existe, aujourd’hui, n’a rien à voir avec celle qui fut mise sur pied en 1949, elle a perdu ses obligations.  «  Ce n’est plus une Alliance », c’est un groupe de partenaires très disparates, capables de traiter des questions de sécurité.  

FMI, Banque mondiale, OMC …. Devront être adaptés aux nouvelles donnes. Si certaines transformations et adaptations sont possibles, Richard Haass estime qu’il va falloir mettre sur pied de nouvelles structures qui devront tenir compte des nouveaux acteurs. Parmi ceux-ci, il y a les ONG mais aussi des groupes comme Al Qaida a-t-il précisé. 

 

 

Quid de ces nouvelles institutions ?  

Elles n’auront rien à voir avec celles que nos connaissons, Selon l’ancien conseiller de Colin Powell, ces agences devront être crée pour régler un problème et un seul, en exemple, il cite l’organisation du marcher du combustible nucléaire.  

 

 

Quid de la politique étrangère américaine à court et moyen terme ?  

Scepticisme, pessimisme. Il  plaide pour une approche plus réaliste et pragmatique de la politique étrangère américaine. « La promotion de la démocratie est un luxe » que l’on ne peut plus se permettre.  

Si nous voulons, dit il, régler le problème du nucléaire iranien, il faut les russes à nos cotés, si nous voulons en finir avec le problème Nord Coréen, il faut les chinois et ce n’est pas en dénonçant les violations des libertés et des droits de l’homme dans ces pays, que nous y arriverons. Il serait préférable de demander à la Chine, à la Russie…de trouver avec nous des réponses aux nouveaux défis,  le reste suivra.  

L’Irak : Selon lui, la politique étrangère américaine ne sera plus dominée par l’Irak «  c’est fini, c’est derrière nous », quelque soit celui qui sera élu à la Maison Blanche, «  nous en ferons moins de toute façon ».  

L’urgence : l’Afghanistan. « Compliqué, nous avons manqué le rendez-vous de 2002 03, tout était possible ». Aujourd’hui c’est différent, il faut gérer le problème en intégrant la donne pakistanaise. « C’est un dilemme, partir et abandonner le pays aux terroristes ou être une force d’occupation », tel est le choix.  

Pour Richard Haass, pas d’hésitation, il faut rester même si le Président Karzai n’est pas légitime. Qui mettre à sa place ?

 

                                  Hamid Karzai avec le Président Georges W Bush

 

Les troupes américaines sont là et pour longtemps, a-t-il ajouté, avant de préciser que cette « occupation » doit s’accompagner d’une réelle politique de développement et de soutien aux forces afghanes.  

Iran. D’ici 4 ans, nous devrons faire un choix très difficile sur le dossier iranien soit « arrêter la course de l’Iran par la force, soit  vivre avec une puissance nucléaire ». La voie diplomatique, il ne l’élimine pas, mais semble sceptique. Peu de chance d’aboutir si la Russie n’est pas pleinement intégrée à la négociation. Des discussions directes entre Washington et Téhéran, il y est favorable. « Il faut explorer, après on verra » . 

Enfin, il faut se mettre sérieusement autour d’une table pour régler les questions d’environnement et de commerce international.

 En l’absence de refonte globale, le nationalisme économique, accompagné de politiques protectionnistes en matière d’immigration prendront le pas sur le reste.

 

Une intervention brillante et claire loin des vieux schémas qui avait commencé par une première remarque : « nous allons devoir faire face à une énorme quantité de difficultés ».

 

 

 

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Vendredi 4 avril 2008

                                                                                                 FIAS, forces de l'OTAN

C’est le printemps, les routes son dégagées et comme ils en ont l’habitude, les «  étudiants  en religion » annoncent qu’ils vont lancer une offensive. L’adjoint du Mollah Omar, le Mollah Baradar Akhund, ancien ministre de la défense sous le régime taliban, précise dans un communiqué que les opérations contre les forces occidentales ont été baptisées du joli nom de ….Ebrat, « leçon ». Tout un programme.

Il appelle les civils à rejoindre les rangs de la rébellion.

 

                                                Mollah Omar ( au centre)

 

Les taliban ne sont pas des diables, sortis de nulle part, que l’on a affublés du nom de « terroriste », ce sont des afghans appartenant le plus souvent à la tribu pachtoune, la plus importante du pays, 40°/°. Aujourd’hui, au nom de Dieu, ils combattent les forces occidentales présentées comme autant d'armées d’occupation qui veulent imposer  la démocratie et ses lois "sacrilèges".

 

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Mercredi 2 avril 2008

OTAN oui ou non, plus ou moins de 1000 soldats français en Afghanistan, une Europe de la défense ? Le débat est lancé et se place, une fois n'est pas coutume, sur le terrain international.

                                                                                     Sigle OTAN

Les joutes oratoires, (idéologiques) auxquelles nous assistons aujourd'hui, ne répondent pas, pour l'instant, aux questions que se posent de nombreux experts. Quels sont les ennemis des démocraties occidentales , les moyens de lutte, sont ils adaptés aux nouvelles donnes.....? Les réponses  diplomatiques, militaires, économiques basées sur la notion d'affrontement( victoire/defaite) sont elles en mesure de répondre aux menaces ?

La France, avec son président, bouscule aujourd'hui les schémas traditionnels de notre dilplomatie...Un page , celle de la guerre froide, de  la réconciliation franco allemande se tourne... rapprochement transatlantique, pragmatisme dans nos rapports avec le voisin allemand, avec le  monde arabe, consécration de nouvelles amitiés franco israélienne ,franco britannique,sont autant de nouvelles pistes explorées par l'Elysée.....A lire, le discours de N Sarkozy à la Conférence des Amabassadeurs, le 27 Août 2007.

Ces nouvelles approches nécessitent des adaptions:

Financières:

Déployer des moyens miltaires coute cher, très cher. En 2007, les OPEX, les opérations extérieures ont couté 270 millions d'Euros de plus que prévu, il a fallu trouver, rogner sur les crédits d'équipement pour combler le trou. Cette année, selon les estimations, on devrait atteindre 850 millions, il manque 400 millions pour les financer...le budget de l'état n'ayant provisonné que 450 millions. Il est urgent  d'allouer les dépenses différemment, de procéder à des ajustements,c'est le grand chantier du Livre Blanc sur la défense et la sécurité....Où en est-il?

Stratégiques:

Le fondamentalisme islamiste, le dumping des pays émergeants, les pollutions ne s'appréhendent aujourd'hui qu'en terme de lutte "contre" ....comme si nos sociétés ne pouvaient pas sortir de la bipolarisation(le bon /le méchant )qui rappellle étrangement la guerre froide.......Là encore, il va falloir procéder à des ajustements

Sera-on capable d'inventer de nouvelles approches? 

C'est toute la question qui est posée par l'actuel débat sur l'OTAN, l'Afghanistan. Une question que l'on pourrait aussi inscrire à l'ordre du jour des sommets sur l'environnement, sur le commerce interrnational (OMC)....

Qu'en pensez vous?

 

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Vendredi 28 mars 2008

OTAN, faut-il y aller ou pas ?

 

 

 

 

 

Nicolas Sarkozy a tranché, c'est oui. A ses yeux, il faut entrer dans le 21ième siècle, tourner la page du retrait décidé par  De Gaulle, en1996, suivi par la fermeture des  bases militaires américaines en France et par le départ des français, des instances politiques et militaires de l'organisation.

A l'époque, être traité « d'atlantiste » était la pire des choses qui puisse vous arriver.

 

 

 

Aujourd'hui, changement de programme, c'est l'inverse, vous faites figure de  ringard si vous n'êtes pas atlantiste.

 

 

 

La réintégration est pratiquement chose faite puisque la date en est connue. L'évènement devrait avoir lieu en 2009 à l'occasion de 50 ans du traité !!!

 

 

 

Alors, n'allez pas poser pas des questions, sur  l'utilité de ce retour, n'émettez pas des réserves. Non, l'OTAN, ce n'est pas le bras armé des américains, comme le prétendent certains pays ou mouvements mal intentionnés, réintégrer l'organisation, ne signifie pas que l'on s'aligner sur la politique suivie par Washington, Nicolas Sarkozy, n'est pas Tony Blair. N'aggravez votre cas, en disant que cela ne peut qu?accroître la menace terroriste, vous passeriez pour une poule mouillée. !

 

 

 

L'opération devrait se faire en deux temps.

-Envoi de 1000 militaires français supplémentaires pour renforcer les forces de l'OTAN en Afghanistan ce qui porterait leur nombre à 2300.

-Officialisation de notre retour.

Petit problème, les français seraient encore attachés à l'idée de l'indépendance nationale. D'après un sondage, seulement 34°/° d'entre eux sont favorables à un retour au sein de l'OTAN.

 

 

 

 

Ceci ne devrait pas poser de réel problème. Après avoir totalement oublié, occulté médiatiquement ce qui se passe en Afghanistan, nous allons reparler de ce beau et grand pays. Bernard Kouchner va s'y rendre et à n'en pas douter il va  nous expliquer qu'il faut aider les afghans à faire face au danger que représente la menace Taliban, des hordes de barbus illuminées qui veulent réinstaurer la charia dans leur pays et chasser les occidentaux. Le grand public et les journalistes vont devoir réviser leurs tablettes.

 

 

 

 

Ajouté à cela, une petite explication de texte sur cette nouvelle approche  Nous allons découvrir que nous nous sommes trompés,  cette Alliance est formidable, la réintégration ne changera pas grand-chose. Nous ferons plaisir à nos alliés, clarifions notre situation, mettrons un terme à  une hypocrisie, qui date de 1996, date à laquelle nous avons  regagné le conseil militaire de l'organisation et participer de fait à toutes planifications des opérations. Certains, à n'en pas douter,  nous rappellerons le Kosovo...Opération durant laquelle nous avons été le second pays(en nombre d'unités), derrière les USA, à déverser autant de bombes sur les Serbes.

Finalement, nous avons,  peut être,  envi d'arriver au même score en Afghanistan.

Cool !

Et puis et surtout, nous allons soulager nos diplomates et militaires. Lors des réunions, à Bruxelles, ils étaient  ostraciser, montrer du doigt, on se méfiait d'eux alors que la France faisait pourtant partie des 5 premiers pays contributaires, sur les 26 que compte l'Alliance Atlantique. Les pauvres, ils souffraient, ce n'était pas juste !

Enfin, tout cela va bientôt faire partie du passé ! Déjà, avec la rupture annoncée par notre Président, on note les premiers changements, tout le monde, nous fait les yeux doux.

Les petits « franchis » sont de retour, ce sont de bons petits soldats, très utiles lorsque l'on part faire la guerre au bout du monde pour défendre l'occident en péril.

 

 

 

Ok, allez-vous me dire, alors, on aurait été en Irak ?    

 

Moi, je vous réponds que lorsque l'on est un bon alliée, il faut soutenir les amis en difficultés, il ne faut pas se défiler lorsque cela chauffe! 4000 morts américains en Irak, un million de civils tués dans les violences. Peut être qu'avec nous, tout aurait été différent! On les aurait amené à réfléchir ses américains, à envisager une autre stratégie, sûr qu'ils auraient écouté nos conseils ! Cocorico !!! 

 

Alors maintenant, se pose la question de savoir où vont aller nos mille français lorsqu'ils vont débarquer à Kaboul ?

 

 

Nos experts militaires  qui ne voient pas tout cela d'un très bon oeil, aimeraient que nos soldats se déploient dans l'est; les militaires connaissent la zone, nos forces spéciales (retirées par Jacques Chirac) y ont fait du bon boulot et ils resteraient près de Kaboul où est positionné l'essentiel des forces françaises aujourd'hui.

 

 

L'autre option, préférée par les membres de l'alliance, en particulier par les canadiens, seraient que les renforts français leur prêtent mains fortes dans le sud,  mais là c'est top ! On y meurt ! Les accrochages et embuscades sont monnaie courante, les canadiens ont perdu plus de 80 hommes. Dans cette zone, province d'Herman, les français seront loin de leurs bases logistiques et passeront sous commandement canadien.

 

Enfin, on verra bien. 

 

Pas question de revenir sur cette décision, le Président de la république l'a annoncé devant le parlement réuni au grand complet.  

 

Le parlement français ?

Non, vous plaisantez, il s'agit du parlement britannique, la semaine dernière! Vous navez pas suivi ! Zappé le parlement français. Il faut dire que l'on se demande de plus en plus à quoi il sert ! Moi, je serai d'avis qu'on licencie les députés, voilà qui comblerait une partie du déficit des finances publiques. L'opposition et certains députés de l'UMP ont trouvé, la nouvelle politique de communication une peu brutale Tous des ringard ! Ils n'ont pas compris que c'est aussi, cela,  la rupture. Annoncer à l'étranger une décision qui engage l'avenir des français, je trouve cela chouette, c'est moderne, pragmatique. On veut faire plaisir à nos amis anglais et bien, on sadresse à eux, directement. Moi, j'attends que Gordon Brown, nous annonce que le Royaume Unis fait partie intégrante de l'Europe et entre dans l'espace Schengen et adopte l'euros, quant à GW Bush, il pourrait venir dire à nos députés qu'il arrête de faire fonctionner la planche à billet américaine pour financer les déficits et que les échanges se font désormais en Euros.

Super ! 

 

Bon, comme notre Président est sympa, il a accepté lorsqu'ils les a entendus râler ( les députés) d'organiser un débat à l'assemblée avant le sommet de  l'OTAN à Bucarest prévu le 2 et 3 avril.  Petite difficulté, comme cela n'était prévu, il va falloir l'O.R.G.A.N.I.S.E.R. Il y a un, qui est très content, c'est notre ministre de la Défense, c'est à lui que revient la charge de faire entonner par tous le nouveau crédo de la république française :

                                          

                                               Hervé Morin

 

.....Vive l'Alliance Atlantique hors d'elle point d'avenir !

 

 

Quelle responsabilité ! Il ne faut pas que cette  histoire d'OTAN (une question très secondaire aux yeux des française qui se moquent, dit-on, de la politique internationale !!) fasse chuter la popularité de notre Président.

 

 

 

 

NB :

John McCain, le candidat républicain aux élections présidentielles américaines, n'en revient pas. Lors de chaque débat, il déclare qu'il a tout vu dans sa vie : « un Président pro américain en France ! Dans ce monde tout est possible » aime-t-il ajouter!

 

Il faut dire que les USA, depuis la fin de la guerre froide rêvent de transformer l'OTAN. L'organisation deviendrait moins une chaîne de commandement militaire qu'une alliance politique occidentale refondée pour affronter le 21ième siècle. Les nouveaux défis, politiques économiques sont nombreux. Chine, Inde fondamentalisme religieux...

Récemment de passage à Paris, Weslay Clark, commandant en chef de l'Otan de1997 à 2001, républicain centriste passé chez les démocrate après la guerre en Irak, affirmait que l'Alliance Atlantique, doit servir de pont en l'Europe et les USA afin de faire face aux nouveau défis.

 

 

A ses yeux, l'Otan doit être réformée et devenir un « political body » où convergent les intérêts politiques des USA et de leurs amis. Le général américain a souligné qu'en Irak comme en Afghanistan, les USA manquaient de stratégie de sortie de crise. Dans un tel contexte, amarrer la France au bateau, ne peut être que positif, en effet, lorsque N Sarkozy prêche pour Afghanisation de l'opération, il signifie un passage de relais aux militaires, policiers afghans formés par l'alliance en Afghanistan. Donc, on va former les afghans, tout en combattant à leurs cotés...pour combien de temps? 

Vous en posez de ces questions !

Au fait, n'allez surtout pas croire que je suis opposée à l'existance de l'OTAN, pas du tout, la question n'est pas là, vous l'avez compris. 

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Jeudi 27 mars 2008

 
 

Black out sur le Tchad, c’est fini, on tourne la page !!!

Oublié les combats, l’instabilité, la contestation, l’opposition politique, la société civile…De temps en temps, une brève donnée par une grande agence de presse nous rappelle qu’il y a bien des rebelles, des réfugiés venus du Soudan et de Centre Afrique, presque 500 000 …. Il n’y aurait même pas assez de nourriture pour les alimenter mais, qui s’intéresse vraiment à leur sort… ?

Nous avons déjà fait un gros effort, en Europe. 13 pays ont accepté de leur envoyer près de 4000 soldats pour les protéger des attaques des hommes en armes qui pullulent dans la région (rebelles, coupeurs de route, armées régulières…). Alors, des opposants politiques qui disparaissent......

                                          Ibn Oumar Saleh

.......des journalistes qui fuient, qui de ne peuvent pas s’exprimer, qui sont expulsés.....

 

Photo

                                        Sonai Rolley ex correspondante au Tchad de

                                         RFI, AFP,Libération   jusqu'en fevrier 2008        

 

...... des maisons qui sont rasées, des habitants qui sont forcés de les quitter… à la trappe, une info en chasse l’une.

 

L’actualité s’est déplacée….

Aujourd’hui, il est encore question de nos tibétains. Nous sommes inquiets, pas pour eux mais pour les JO. S’ils continuent, ils vont nous priver de la grande fête du sport. Nous sommes d’accord pour chanter les mérites de la démocratie, pour dénoncer les violations au droit de l’homme mais s’il vous plait, après les JO !

Il y a aussi Ingrid Betancourt dans la jungle colombienne. Elle est au plus mal. Ingrid qui bat les rivages de notre bonne conscience  au gré des vagues de l’actualité.

Heureusement, il y a les bonnes nouvelles, la Reine d’ Angleterre aime notre première Dame et la presse britannique s’est extasiée devant la révérence de Carla Bruni Sarkozy, un sans faute.

 

Alors le Tchad et son lot de problèmes, aucune chance !

 

Et pourtant….

 

Les tchadiens espèrent encore en  la France. Ils nous demandent de les aider à ramener la paix dans leur pays et s’étonnent lorsqu’ils réalisent qu’ici, personne ne s’intéresse à ce qui se passe chez eux. Ils sont à ce point isoler et oubliés que même les rebelles font les yeux doux à Paris ( Paris qui ne reconnait que le gouvernement du Président Deby). 

Ecoutez ce que nous a dit un des porte-parole de la rébellion. De passage à paris Abderhamane Kouloumallah avait troqué son treillis contre une chemise pour quelques jours….le temps de voir ses enfants qui vivent ici avant de repartir pour le Soudan et la frontière tchadienne

 

 

 

L’alliance entre les rebelles il y croit malgré les très nombreuses dissensions

 

 

Paris est incontournable

 

lCe jour à, il n'était pas le seul à penser de la sorte

NB pour qui ne le sait pas:

Les rebelles sont souvent issus des rangs des Goranes, des Zagawas (ethnie du président), originaires du nord et de l’est du pays. Ces guerriers qui ont longtemps fasciné les militaires français, ne représentent guère plus de 5  °/° de la population, à leur coté aujourd’hui on trouve des arabes (14°/°) et des ouaddaiens. Depuis 20 ans, ils se battent, se déchirent pour occuper et garder le pouvoir, les autres, les sudistes ( 54°/°) se taisent, et, s’ils rêvent aussi de prendre le pouvoir,c’est par les urnes.

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Vendredi 14 mars 2008

 

L'organisation vient de diffuser sur un site internet islamiste, un enregistrement vidéo dans lequel elle formule des revendications politiques. Le groupe armé exige la libération de prisonniers détenus en Algérie et en Tunisie. L'ultimatum est fixé à dimanche soir.

Ce scénario est le plus mauvais de ceux qui pouvaient être envisagé, car ce type de revendication ne peut jamais être satisfait. Impossible politiquement pour l'Algérie et la Tunisie de libérer des prisonniers islamistes. 

Anne Giudicelli   Institut T.E.R.R.O.R.I.S.C


 Reste à savoir si l'AQMI, Al Qaïda au Maghreb ne cherche pas tout simplement à faire monter les enchères afin d'obtenir une rançon élevée. Son montant, si montant il y a, sera négocié par des intermédiaires. Dans ce type de tractions, pour les autorités des pays concerné, le plus difficile est de trouver les bons canaux d'accès aux ravisseurs car  chaque fois, de très nombreux intermédiaires offrent leurs services, sachant que si, ils réussissent, ils seront grassement rétribué.

 Autre option et cette fois lourde de conséquence, les islamistes armés veulent faire un coup « médiatique » vis-à-vis de leurs partisans, montrer qu'ils sont de vrais combattants et redorer leur blason auprès des chefs historiques, Ben Laden et Ayman El Zawahari,. Ce n'est plus l'argent qui compte mais l'opération en tant que telle, l'enlèvement d'otages occidentaux. L'ultimatum prend alors toute sa valeur et pourrait bien se terminer par une exécution, le meilleur moyen aux yeux des membres du groupe de montrer qu'ils sont à prendre au sérieux. En faisant ainsi preuve de leur capacité et de leur détermination,  l'AQMI peut espérer faire coup double, se faire de la pub et obtenir dans un deuxième temps, la reconnaissance de ces frères sous formes d'aide financière et logistique.

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Jeudi 13 mars 2008

 

                                                    Tourisme, danger!

 

A moins de 100km au sud de Djerba, un couple tunisien est enlevé par des islamistes d'Al Qaïda 

 

  

Depuis, c'est le silence radio en Algérie, en Tunisie en Autriche. Lundi 10, mars, l'opération était revendiquée par l'AQMI,  « Al Qaïda au Maghreb ». Le kidnapping remontrait au 22 février..

 

 

Si les informations données par l'organisation islamiste s'avèrent exactes, ce kidnapping prouve que les groupes armés, ont la capacité d'agir en territoire tunisien. Les autorités ont tout intérêt a restée silencieuses, c'est toute l'économie du tourisme qui est menacée.  

Cet enlèvement revendiqué très tard, le 10 février, prouve au moins deux choses, le groupe islamiste a besoin :

- d'argent

 -d'un coup médiatique pour redorer son image et susciter des vocations chez les jeunes maghrébins.

Depuis plusieurs mois, on sait que l'ex GSPC algérien, qui tente de fédérer tous les groupes islamistes au Maghreb, est aux abois.

 

 

                                                         Emir de l'ex GSPC

 

Opérations musclées de l'armée algérienne contre les maquis, coopération des services de renseignements de la région et surveillance accrue par les américains, tout est mis en oeuvre pour mettre en échec la tentavive de fédération des groupes armés islamistes. Sur le terrain, de nombreuses  Kitbas (cellule régionale) ont été  démantelées.

On sait aussi que l'AQMI, Al Qaïda au Maghreb Islamique, a fait paraitre sur Internet une lettre adressée aux partisans du mouvement et publiée, peu après, dans un journal londonien. L'organisation reconnait avoir des problèmes d'argent et d'effectifs et demande aux membres de la nébuleuse de lui venir en aide.

                                                                Les otages 

                                                Où sont-ils, que risquent-ils ? 

 

 Ils peuvent très bien être au Nord du Mali, véritable zone de non droit, le long de la bande sahélienne qui s'étend de la Mauritanie au Tchad. Ils peuvent aussi, selon nos confrères algériens,  se trouver quelque part sur l'axe Ouargla-Illzi.

Dans le sud Sahara, règne l'émir Ayhia Abou Ammar qui a directement avec sa Katiba, fait allégeance à Al Qaïda.

Les revendications ne sont pas encore connues. 

« Al Qaïda au Magreb » manquant d'argent et d'effectifs, on peut donc craindre que cette prise d'otage serve à attirer de nouvelles recrues et à financer le mouvement.

 

 

On se souvient que le précédent enlèvement de touristes au Sahara en 2003, s'était achevé par le versement, jamais confirmé par les autorités allemandes, d'une rançon de 5 milliards d'euros lorsque le dernier groupe de 17 otages avait été libéré.

La perspective d'une intervention militaire est pour l'instant repoussée, le gouvernement autrichien a demandé au pays de la région de ne pas intervenir.

Wolgand Abner, 51 ans et son amie, Andréa Clober, une infirmière de 43 ans, pourraient bien faire les frais du marchandage qui s'engage, leur détention pourrait être longue.

  

Al Qaïda au Maghreb, dans  son communiqué traite la Tunisie d?état « apostat »  et met  en garde tous les touristes qui se rendent dans ce pays,  car, " les mains des moudjahidine peuvent vous atteindre partout ". Des déclarations prises très au sérieux par tous les services de renseignements occidentaux qui, depuis la fin de l'année 2007, avaient mis en garde leurs pays respectifs contre le risque de prise d'otage.

 

                                        Question?

Faut-il continuer à partir en Tunisie? Votre point de vue nous intéresse. 

 

 

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