Présentation

Patricia Allemonière

Conflits,catastrophes humanitaires, montée des tensions sortie de crises …Bref, un regard sur la planète, des commentaires, des interviews, des analyses, des questions, tout ce que je n’ai pas eu le temps de vous dire dans nos éditions et puis mes coups de cœur, pour un livre, pour une femme, un homme, un enfant …

 


Mercredi 12 mars 2008 3 12 /03 /2008 00:00

 

Tchad, l’opposition peut elle encore exister ?

Ngarlejy Yorongar, député tchadien, disparu le 3 février durant les combats de Ndjamena, réapparu après 19 de détention, est-il l’homme qui peut cristalliser une opposition politique à Idriss Deby.

 

                                    

                                      Il s’en dit convaincu.  

 Ce sudiste, chrétien qui a participé au renversement de Toumbalbay et à celui d’Hissen  Habré, au coté d’Idriss Deby ne croit plus à la lutte armée, un des fléaux du Tchad.

En rencontrant la presse à Paris, après avoir réussi à fuir son pays par le Cameroun, le député du Parti Fédéraliste insiste sur plusieurs points, il rentrera au Tchad , il reste déterminé à lutter contre Deby, il est favorable à un dialogue inclusif avec la société civile, les partis politiques, les rebelles.

Conférence de presse où il raconte ses conditions de détention et son simulacre de mise à mort :

 

Quant au président tchadien, il pourrait bén,éficier de l’immunité s’il se retire du pouvoir.

En 2001, rappelle –t-il, il a gagné les élections mais Idriss Deby lui a volé sa victoire et l'a fait arrêté. Il se présente aujourd’hui comme l’homme qui veut et peut diriger le Tchad. " J’ai soulevé une espérance telle au Tchad que je ne veux pas décevoir, je retournerai au Tchad je veux marquer Déby à la culotte ".

Charismatique, il sait séduire et charmer ces interlocuteurs qui voit en lui l’homme qui peut sauver le pays à l’inverse ses détracteurs le décrivent comme un homme sournois qui sait manier la duplicité à la perfection pour arriver à ses fins.

                                           Vrai, faux ?   

 

 

 

Une chose est certaine, l’opposition tchadienne a été laminée au cours des ans et est aujourd'hui en grande difficulté.La société civile, les défenseurs de droits de l’homme, la presse est muselée depuis les évènements de février. Le durcissement du régime s’était amorcé dès l'automne avec la reprise des combats avec les rebelles à l’est du pays. En fin d’année, Idriss Idriss Deby avait clairement laissé entendre que la démocratie avait ses limites et qu’elle n’était peut être pas faite pour le Tchad.

Aujourd’hui, on est toujours sans nouvelles d’un autre opposant, IbnOumar Mahamat Saleh.

 « J’ai de très sérieuses inquiétudes à son sujet » a déclaré N Yorongar qui ne se fait guère d’illusion sur la commission d’enquête mise en place par les autorités pour faire la lumière sur cette disparition.

Quant à Lol Choua, un autre opposant, retrouvé vivant le 14 février, après avoir été arrêté par la garde présidentielle, il a été libéré,assigné à résidence et est aujourd'hui libre de ses mouvements suite à la pression de la communauté internationale mais il se sent bien seul.  Bon nombre d’hommes politiques qui craignent pour leur sécurité, préfèrent rester pour l’instant à l’étranger.

 

 Pourquoi la France est-elle restée silencieuse pendant plusieurs

                                           jours?    

Des rumeurs,  savamment distillées par des français basés dans la capitale tchadienne, laissaient entendre que les trois opposants se cachaient. Pourquoi  a t il fallu attendre que l’Union Européenne hausse le ton et exige la libération immédiate des disparus pour que la France exige des clarifications?

Quant aux journalistes comme, Sonia Rolley,  notre consœur de RFI , basée au Tchad, depuis qu'elle a révélé la disparition des opposants et les inquiétudes de leur famille, elle a été prié au  de quitter le pays. Il a fallu une intervention du ministère des affaires étrangères pour qu'elle puisse rester au Tchad mais en « vacances ». Aujourd’hui, elle est toujours dans le pays mais elle ne peut pas travailler, officiellement  jusqu’à la levée de l’état d’urgence, prévue le 15 mars. Signalons que cette consœur n’a pas été soutenue par l’ambassade de France .Les diplomates en poste, il est vrai,  sont rarement d’accord avec les  journalistes  mais il est rare que leur aversion pour un correspondant soit du domaine public.…Voilà qui en dit long sur le climat qui règne dans la capitale.…

Le profil bas adopté par Paris qui peut apparaitre bien souvent comme un soutien, s'explique.La France ne semble pas voir d’alternative à la situation actuelle et ne pas croire en  les capacités de l’opposition. Régulièrement, Paris évoque le risque d’un embrasement généralisé, accompagné de tueries en cas de renversement du régime.Bref, la diplomatie française qui se veut innovante (cf. le discours du président Sarkozy en Afrique du Sud), opte pour le statu quo au Tchad….  

                                           Une nouvelle fois.

 

 

 

 

 

 

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Jeudi 6 mars 2008 4 06 /03 /2008 00:00

Mais que leur arrivent-ils. L'élite de nos armées commet bévue sur bévue au Tchad.

 

                                  Ici, à l'entrainement

 

Au Tchad, lors des combats alors qu'ils vont exfiltrer du personnel à l'ambassade d'Allemagne, ils foncent comme des malades à bord de leurs véhicules et se font tirer dessus par un tankiste de l'armée tchadienne, affolé,. Au lieu de se dégager, il s'agit d'une force amie, ils ripostent. Cela  fait très, très désordre et les petits « gars »  prennent une belle engueulade, une fois de retour à la base.

Cette semaine, deuxième incident,  ils sont envoyés en mission à la frontière Tchado soudanaise (le même groupe, un autre ?). Ils se retrouvent de l'autre coté de la frontière, au Soudan, à  une seule voiture. Une regrettable erreur, inadvertance, ils se seraient trompés, la frontière n'est pas marquée, déclare le porte parole de l'état major des armées à Paris. Au quartier général de l'Eufor, on s'étonne, ils étaient seuls, à un endroit où ils n'auraient pas du être. Pourquoi se sont-ils retrouvés face à l'armée soudanaise, pourquoi y a-t-il eu  échange de tirs qui seront mortels pour l'un des deux soldats dans le véhicule.  Leur mission, confiée par  l'EUFOR, la force européenne, sous les ordres de laquelle ils sont placés, n'était, en théorie,  pas considérée comme dangereuse. On parle d'erreur.Une enquête militaire est en cours

Alors questions,  que se passe-t-il au sein des forces spéciales françaises.

 

 

Ces supers soldats, jalousés par bon nombre de leurs camarades, se prennent-ils pour des héros invincibles de séries américaines ?

Ces hommes dont on ne connait jamais le nom (sur le terrain si vous les rencontrez, ils vous diront qu'ils s'appellent Raoul, Robert.nom de famille Danjon, Lambert, inventés !) perdraient-ils la main ? Y aurait-il un problème de recrutement, de formation ?

 

Ces deux incidents méritent explication.Mais comme toujours, le grand public n'en saura rien car, le COS, le Commandement des Opérations Spéciales, cultive le secret.

 

Trop?

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Vendredi 29 février 2008 5 29 /02 /2008 00:00

France-Rwanda, la rupture !

 

Arrestation de suspects recherchés pour génocide, dépôts de plaintes et Kouchner au Rwanda….

 

 

Depuis le mois de juin, les policiers français sont aussi priés de  retrouver tous les  rwandais recherchés pour génocide. Ces derniers vivaient jusqu’alors en toute tranquillité sur le territoire national. Clavere Kamana, le dernier «  retrouvé », Interpol l’avait inscrit dans sa liste de « Wanted », a comparu jeudi dernier devant le procureur général de Chambéry. Le Rwanda demandait son extradition depuis fort longtemps. Après avoir refusé de quitter la France, il a été  mis sous écrou extraditionnel et comparaitra devant la cour d’instruction de la cour d’appel la semaine prochaine. Il est considéré par la justice rwandaise comme l’un des 96 principaux organisateurs et planificateurs des massacres. Les associations de victimes établies en France reprennent espoir.

Le Collectif des Parties civiles, dirigé par Alain Gauthier, devrait déposer dans les prochains jours 3 nouvelles plaintes contre des suspects vivants en France. Aujourd’hui, toutes les demandes sont étudiées rapidement par les juges, le cour de la justice s’accélère.

 

Un hasard ? Non.

 

 

Fin janvier, le Ministre des Affaires Etrangères se rend au pays des Milles Collines avec un ordre de  mission en poche, en finir avec le contentieux qui empoisonne les relations entre les deux pays. Depuis, 1994 Kigali accuse Paris d’avoir soutenu et exfiltré les forces qui ont commis les tueries  de 1994 (800 000 morts). Après la décision du juge Bruguière de lancer des mandats d’arrêts contre 6 de ses proches, le président Rwandais, Paul  Kagamé, décidait, en novembre 2006, de  rompre ses relations diplomatiques avec la France.

Alors pour reprendre nos relations avec le Rwanda, rien de mieux qu’envoyer Bernard Kouchner, l’humanitaire qui avait proposé de mettre en place des corridors pour sauver les Tutsis, en avril 1994. Investi de sa mission, le French Doctor n’a pas hésité à déclarer que la France avait à l’époque « certainement commis une faute politique ». 

 Voilà qui n’a pas plu mais pas plus du tout à Alain Juppé et Edouard Balladur, au gouvernement de 1993 à 1995.  L’ancien chef de la diplomatie française, visiblement ulcéré par de tels propos, a dénoncé sur son blog les amalgames de la repentance ou les compromissions de la realpolitiks.

Bon, à chacun ses principes !

Reste que notre flamboyant ministre n’a fait que suivre les ordres donnés par son Président. En arrivant à l’Elysée, Nicolas Sarkozy avait décidé, quelques mois plus tôt, d’en finir avec l’ère Chirac en Afrique.

Et en finir, cela signifie enterrer la hache de guerre avec le Rwanda…avec  la Côte d’Ivoire…..avec la France Afrique ?

Peut être pas, au regard de ce qui s’est passé au Tchad.

 

Qu’en pensez vous de cette rupture là ?

 

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Lundi 25 février 2008 1 25 /02 /2008 00:00

Il était une fois, un petit roi qui s'accrochait à son ile perdue dans l'Océan indien, cet homme refusait de voir son royaume  rattaché à un autre comme le voulait les puissants de l'époque...La guerre menaçait, alors la douce France, toujours à l'écoute des souffrances des peuples, se proposa d'aider ceux qui voulait amener à la raison le roitelet présomptueux ...

 

 

L'ile lointaine est celle d'Anjouan, aux Comores, le petit roi s'appelle Mohamed Bacar,

 

 

 

 

 

président autoproclamé de son ile, il tient tête à un autre Président, élu démocratiquement cette fois, celui de l'Union des Comores,  Ahmed Abdallah Sambi. Ce dernier a bien l'intention de ramener l'ile dans le giron de l'Union et, pour cela, il a décidé d'envahir l'ile autonome d'Anjouan son armée (700 hommes mal entrainés) grâce aux 12 zodiacs qu'il possède. Face à lui, Mohamed Bacar, dispose de 500 gendarmes très bien équipés et de 500 militaires. C'est un peu l'équilibre des forces.

 

 

Les pays de la région sont en émoi. Les tentatives de médiation ont toutes échoué. L'union Africaine soutient le Président de l'Union. La Tanzanie avec le Sénégal, le Soudan et même la Lybie, est prête à envoyer des soldats.

Et c'est là que la France intervient.  Paris offre des avions militaires pour transporter les militaires africains et tente de faire reculer Bacar en poussant à une mission de la dernière chance. Elle devrait partir aujourd'hui en Anjouan.

 

 

 

 

Pas mal !

Notre générosité, nous explique t on dans les milieux diplomatiques, est au service de la paix, il faut éviter un bain de sang.

C'est qu'ils sont cruels et joueurs dans les iles !

 

 

 

 

 

Plus sérieusement, pourquoi intervient-on à des milliers de kilomètres ?

Il n'y a que 700 000 habitants dans tout l'Archipel des Comores et 300 000 en Anjouan.

 

 

 

Un peu d'histoire, l'archipel des Comores, ancien territoire français indépendant depuis 1975, a toujours fasciné nos mercenaires et hommes politiques. Derrière les 19 coups d'Etat qui ont secoué ces Iles de l'océan Indien, on retrouve bien souvent leurs noms..

 

 

 

 

Un peu de pragmatisme : Les combats pourraient s'éterniser si personne ne vole au secours d'un des deux camps. Si les affrontements tournent à  la guerre civile, beaucoup d'habitants  vont fuir et aller se refugier dans l'ile la plus accueillante qui est..devinez,  Mayotte, autant dire la France..

Horreur !  Hortefeux  en fait des cauchemars :

L'île française submergée par un flot de clandestins qui demandent tous leur statut de réfugié politique.

Les gendarmes français, submergés par les clandestins, reconduisent, par an sur l'île d'Anjouan, plus de 16 000 personnes, alors imaginez un déferlement de civils fuyant la guerre !!

 

 

 

 

Tout s'éclaire, nous voulons au secours du gentil Sambi pour ne pas avoir à accueillir des milliers d'Anjouanais.

Pourquoi ne nous a-ton pas dit cela, tout de suite, pourquoi nous parle-t-on toujours de  bonnes intentions ?

Petit conseil à l'usage de nos politiques et diplomates, si nous voulons transformer nos militaires en soldats de la paix, ils ne vont pas chômer, les conflits ou les risques de guerre civile, dans le monde, cela ne manque pas, les pauvres ! Eux qui sont déjà débordés.

 

 

 

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Jeudi 14 février 2008 4 14 /02 /2008 00:00

Que s'est-il passé au Tchad ?  

 

Plus de 1000 expatriés seront évacués du Tchad en 4 jours grâce aux soldats français du dispositif Epervier, les militaires français ont travaillé sans relâche mais ont ils eu d'autres missions à remplir ? C'est ce que pensent certains journalistes qui parlent de soutien opérationnel, d'engagement au coté de l'ANT. Qu'en est-il ? Vrai ? Faux ?

 

Samedi 2 février :

 

Dans la matinée, Paris propose au Président tchadien de l’exfiltrer, comme l’on dit dans le jargon militaire et puis,  quelques heures plus tard, changement de programme, la France décide de faire jouer à plein l’accord de coopération militaire qui lie les deux pays.

 

En clair, les renseignements obtenus par les avions français (Mirage, Atlantique 2 de la Marine) seront désormais communiqués aux militaires tchadiens. A Ndjamena un avion des forces spéciales, le COS qui permet d’avoir une très bonne vision nocturne (thermique), est mis à contribution. Les renseignements obtenus indiquent la position et les mouvements des rebelles.

 

Ce jour là, une équipe des forces spéciales est officiellement bloquée dans un établissement religieux, celui du Sacré Cœur, en pleine zone de combats. Les sœurs qui devaient être évacuées ne le seront pas, trop dangereux. Reste que la position pour le COS, venu à l’origine pour les faire sortir de ce guêpier) est stratégique en matière de renseignements.

 

Une équipe, toujours du COS, sortie de la base, un peu plus tôt, pour venir en aide aux ressortissants qui sont coincés dans l’enceinte de l’ambassade US et Allemande, va se faire tirer dessus par l'ANT. Nos petits « gars » roulent trop vite, ils se font donc « allumer » par l’armée tchadienne, ripostent et déclenchent une véritable mini-guerre dans Ndjamena avant de rebrousser chemin ! Cela s’est  entendu jusqu’à Paris !!!  Un peu désordre, une fois que l’on a choisi son camp! Vouloir pulvériser ses amis !!!! On raconte qu’ils se sont faits tirer les oreilles et parait que cela ne leur a pas plus, toutes ces remontrances, enfin c’est ce que disent leurs copains…

 

 

 

 

Pendant que tout ce petit monde s’amusait au sol,  nos avions dans le ciel (les mirages les atlantiques 2 et l'avion du COS) prenaient  des centaines et des centaines de clichés. Et à qui on a donné toutes ces infos, toujours au même, au Président Deby, le petit veinard ! Bon, il est vrai que l’on devait se faire pardonner! La chaîne de transmission  a eu des ratées. Jusqu’à vendredi, on la maintenu dans le noir, on ne lui a pas dit que 200 pick up roulaient à tombeaux ouvert sur Ndjamena depuis lundi (officiellement nos militaires ne s'en étaient pas aperçu, ce qu'ils sont nuls, ne pas voir deux cents véhicules chargés à bloc avec au moins 10 personnes dessus).  Enfin bref, s'ils s'en sont aperçus, ce n'est pas remonté jusqu'aux chefs, c’est comme cela, les choses parfois se grippent et puis, il faut toujours un peu de temps pour faire redémarrer une machine!

 

Bon, heureusement pour le président Deby, son homologue français a fini par avoir peur pour ses ressortissants et même pour ses militaires (il ne faudrait pas qu’il y ait des morts ou même des blessés, le jour de son mariage et qui plus est, à la vieille d’élections, pas bon du tout !) Alors, ni une ni deux, oubliées  les hésitations et la réserve! Tout le monde est prié de remettre de l’huile dans les rouages d’autant que sur le terrain, les deux mille hommes de Deby qui défendent la présidence se battent et  ne font pas défection. Il y avait bien eu une colonne vendredi à Massaguet, qui était partie dans l’autre sens et avait refusé d'affronter les rebelles, mais c’est un mini évènement face à ce qui se passe autour de la présidence. Les fidèles de Deby tiennent le coup.

 

 

 

Le problème du renseignement réglé, surgit celui des munitions qui commencent à manquer. Une fois encore, Paris va s'appuyer sur l'accord de coopération et donne son feu vert à l’envoi de munitions. 16 tonnes aurait livré 16t via la Lybie qui aurait elle-même ajouté le complément pour arriver au chiffre de 60  tonnes Pas mal !!! Lorsque l'on a bien été reçu à Paris et que l'on s’appelle Mouammar Kadhafi, on sait faire un geste !

 

Bref, aujourd’hui, les rebelles tchadiens, armés par le Soudan, épuisés par leurs raids, seraient dans la zone des trois frontières (vont-ils en faire un sanctuaire?) 

 

Idriss Deby, quant à lui, campe à Ndjamena sur une montagne de munitions. Ses opposants politiques ceux qui voulaient se battre avec un bulletin de vote et pas par les armes (les niais) sont en prison, s’ils sont encore en vie…….

 

Après tout, il n’avait qu’à pas être dans l’opposition, c'est vrai, quelle idée !!!,

 

 

Et puis, comme tout fini par arriver dans un monde parfait, les 6 membres de l’arche de ZOE pourraient être graciés par le président tchadien. Incroyable ! Quelle largesse d’esprit pour celui qui avait crié au trafic d’organes…etc

 

Un tour de passe-passe qui va nous faire oublier qu’ils ont voulu emmener en France des enfants tchadiens, affirmant haut et fort que ces derniers étaient orphelins du Darfour.

 

Dans peu de temps, on en fait des héros, peut être qu’ils auront les honneurs du 20H surtout si le président français qui va au Tchad fin février, rentre à Paris avec leurs grâces en poche.

 

 

 

Très, très bon pour mes élections.

 

 

 

Moi, j’appelle cela  de la Real Politique, qu’en pensez-vous ?

 

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Mercredi 30 janvier 2008 3 30 /01 /2008 00:00

« Le Sénégal est le théâtre d’un grand jeu économique, c’est un carrefour,  au moment où les Etats Unies et la Chine rivalisent d’influence pour le contrôle des matières premières, ce n’est pas le moment de le laisser tomber » . C’est le constat de Jean Christophe Rufin de passage à Paris.

L’Ambassadeur à Dakar, médecin, humanitaire, universitaire, romancier plaide pour un nouveau regard sur ce pays et l’Afrique, en général.

Il nous parle des confréries en crise, de l’islam, 90% de la population  qui résiste pour l’instant aux sirènes des extrémistes, du Président Wade, bien en poste et décidé à y rester, de ce pays le "chouchou" des bailleurs de fonds malgré une croissance en baisse, et de tous ces étrangers, qui viennent des Etats unis, des pays du Golf, d’Inde, de Chine pour courtiser les autorités afin d’y faire du business.

"Notre passé colonial que l’on nous jette au visage est aussi un atout. Notre culture notre langue nous les partageons avec l’Afrique francophone", explique-t-il calmement. Bref, vous l'avez compris, nous ne devons pas avoir honte du passé, il faut se tourner vers l’avenir en bâtissant sur ce socle qui nous est commun.

Pour cela, nous devons nous débarrasser des parasites qui hantent les ambassades, les ministères ; ces hommes et femmes traînent avec eux une vision dépassée de l’Afrique, nous devons attirer les jeunes, mieux, nous devons aller au devant d’eux. 

Un plaidoyer pour ce pays mais aussi pour ce continent trop souvent vu au travers du prisme des guerres, des affrontements inter ethniques, des famines et de la corruption.  

 

 

 

 

 

 

L’Afrique,  on l’oublie trop souvent, est un pôle de développement qui nous réserve bien des surprises.

Le taux de croissance global du continent atteint déjà les 6%, nous qui arrivons tout juste à un petit 2%….. on devrait réfléchir !

 

Question:

Partagez vous le regard sur l'Afrque de Jean Christophe Rufin ?

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Lundi 28 janvier 2008 1 28 /01 /2008 00:00

La force européenne, L’Eufor, n’aurait peut être jamais vu le jour si Paris n’avait pas fait du forcing. Au départ, la contribution française était beaucoup plus modeste, guère plus de 1000 hommes.

Même modestie coté matériel, Paris ne voulait pas donner d’hélicoptères. Mais voilà, nos partenaires européens, qui avaient pourtant tous signés la résolution du conseil de sécurité des Nations Unies en septembre, traînaient des pieds. Il a fallu 5 réunions pour que les militaires obtiennent les moyens qu’ils réclamaient. Ce n’est que le 11 janvier, avec plus de 4 mois de retard, que les italiens ont accepté de donner un hôpital militaires et les portugais des hélicoptères, la France ajoutant le reste, 1000 hommes et des moyens de transports aériens et terrestres  ….

Il faut avouer que plusieurs pays européens avaient émis des doutes, sur nos intentions réelles. Voulions nous protéger le régime tchadien du président Deby ou les réfugiés du Darfour ? Le Président Tchadien est loin de faire l’unanimité sur la scène internationale. Les diplomates français ont dénoncés ce qu’ils affirmaient être des procès de mauvaises intentions.

                                       photo ministère de la défense

Après avoir fait le tour des capitales, le conseiller spécial de Bernard Kouchner pour les situations de crise, Eric Chevallier, a réussi à convaincre les politiques de lâcher du lest, les militaires français et le général Patrick Nash, patron de la force, ont fait le reste.

  

Résultat de cette opération, généreuse somme toute, la France aura plus de 3000 hommes au Tchad, ceux de l’Eufor qui s’ajouteront au dispositif aérien Epervier (1100 hommes).

Le tout aura évidemment un coût : 1 milliard d’Euros …et là, encore qui va payer, devinez… La France, plus de 40%.

Toute la question est de savoir si l’on pouvait faire autrement pour venir en aide à ces civils ?

Difficile de répondre.

Le Darfour s’enfonce dans la crise dans l’indifférence générale et l’homme fort du Soudan le général El Béchir n’est pas prêt à accepter le déploiement, qui devait être concomitant, d’une force ONU/ UE dans son pays. L’union africaine qui devait fournir les contributions en hommes et matériels n’arrive pas à trouver des candidats. Il faut dire que l’Union Africaine, en question, n’est pas favorable à cette force.

  

Tout cela est vraiment trop compliqué.

En attendant les attaques se multiplient dans les camps. Khartoum a réanimé ces milices pour répandre la terreur, mais, comme il n’y a plus de villages à vider, le nouvel objectif est de vider les camps qui font un peu désordre sur le plan international.

Bref de mettre 2 millions de personnes sur les pistes désertiques…à la merci de qui ? Des milices encore…

Voilà, les camps seront vides, les humanitaires pourront partir et le Soudan se frottera les mains.

Une solution, et s’ils venaient tous au Tchad.

Qu’en pensent les européens ?

Devinez !!!

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Vendredi 25 janvier 2008 5 25 /01 /2008 00:00

Il veut son indépendance, les européens (moins trois *: Chypre, Roumanie et Pays-Bas) et les américains sont d’accord. Les serbes, soutenus par les russes, y sont opposés et ont menacé de couper l’électricité au futur état. Le petit Kosovo n’en a que faire, ses dirigeants, le premier ministre Hashim Thaçi, l’ancien chef de l’Armée de Libération du Kosovo, a déclaré qu’ils passeraient outre, ce n’était plus qu’une question de jour.

 

L’équilibre fragile des Balkans va –t-il une nouvelle fois voler en éclat ?

Les occidentaux croisent les doigts

 

Tout le monde tente d’appeler les protagonistes à la retenue, personne ne veut d’un nouveau conflit dans la région.

 

Inquiets, les observateurs attendent les résultats des élections en Serbie, l’ultra nationaliste, Tomisla Nikolic est arrivée en tête au premier tour devant l’actuel président, le  pro européen

 

Boris Tadic, actuel premier ministre (cf photos à l'ONU, en janvier)

 

Si c’est ce dernier qui l’emporte avec une large majorité, tous les experts s’accordent à dire que les responsables Kosovar, pourraient faire preuve de retenu et en particulier retarder leur déclaration d’indépendance, au 10 mars, lendemain des élections générales en Espagne.

Vous allez me dire, mais pourquoi, nous parlez vous d’Espagne ?

Tout se tient, l’indépendance du Kosovo si elle était reconnue par les européens et américains pourraient encourager les séparatistes espagnols qui feraient de l’indépendance une des questions  de la campagne ce que ne veut à tout prix éviter Madrid. L’UE a bien compris l‘enjeu et tente de convaincre Thaci. Il pourrait accepter d’attendre.

 

 

 

 

Hashim Thaçi, premier ministre Kosovar,à gauche à coté du président.

 

 

En revanche,  si c’est le pro russe, radical qui l’emporte, le 2 février, date du second tour des élections en Serbie,  il est à craindre que la déclaration survienne dans les jours qui suivent.

 

Dans un cas comme dans l’autre, les ultras pourraient bien  jouer aux pyromanes.

Plusieurs scénario catastrophes sont à l’étude, des radicaux serbes incendient des maisons de familles serbes dans les enclaves au Kosovo, les poussant à l’exode, ces familles se refugient dans la partie nord, tournée vers Belgrade, région, qui pourrait alors demander son attachement à la Serbie.




Eglise serbe au Kosovo








Le jeu de domino commence. La vallée de Présevo, au sud de la Serbie, peuplée en majorité d’albanais,  fait session mais exige cette fois d’être rattachée au Kosovo. Enfin, en Macédoine, les albanais, 25% de la population, bougent à leur tour et déclarent unilatéralement leur rattachement à Pristina. Les extrémistes font la loi, les massacres pour répandre la terreur et nettoyer les dernières régions, qui ne sont pas pure ethniquement,  se généralisent.

 

Pas étonnant que les diplomates du monde entier soient un tantinet crispés, on le serait à moins. Espérons que pour une fois la raison prévaudra dans la région !!!

 

 

 

* 22/ 23 mars 1999 début des frappes de l’OTAN contre la Serbie, 14 avril 7 000 soldats de l’OTAN viennent en aide aux familles kosovars, 19 juin résolution 1244, la MINULK est crée, le déploiement d’une force internationale civile et de sécurité dans la province est autorisée par L’ONU . C’est toujours au nom de la même résolution qu’une Force européenne civile de police et justice, (entre 1500 et 1800) devrait arrivée au Kosovo, très rapidement. La France y contribuera à la hauteur de 250 0 300 hommes, gendarmes, policiers magistrats.

 

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Jeudi 24 janvier 2008 4 24 /01 /2008 00:00

La France et le Rwanda, une longue histoire d’amour et de désamour avec pas mal de cadavres dans le placard. Une histoire qui s’est interrompue en novembre 2006 après la rupture des relations diplomatiques à l’instigation de Kigali. Le président rwandais n’acceptant pas les conclusions de l’enquête menée par Jean-Louis Bruguière après l’attentat contre son prédécesseur Juvénal Habyarimana (*).

Un des réacteurs du falcone 50

Le juge, dans son rapport, mettait en cause  indirectement Paul Kagamé et directement 9 de ses proches. D’après ses conclusions, le FPR,  Front Populaire Rwandais, était à l’origine de l’attentat qui a déclenché le génocide de 1994, causant la mort de 600 à un millions de tutsis, en un mois.

Gal Paul Kagamé Président du Rwanda

 

 

Depuis plus d’un an Kigali, encouragé par les Américains,  veut se rapprocher de Paris. L’arrivée de Nicolas Sarkozy qui a décidé de solder les contentieux en Afrique en optant pour une politique de réconciliation,  a accéléré le mouvement. Les deux hommes se sont parlés longuement lors du sommet de Lisbonne, le 8 décembre 2007.

Bernard Kouchner qui connaît bien Kagamé va donc aller tester la bonne volonté du président rwandais. Il sera samedi à Kigali.
"On verra bien !  S’ils veulent reprendre leur relation diplomatique avec la France, on est prêt, ce n’est pas Paris qui a rompu les relations diplomatiques" rappelle-t-on, à Paris, tout en soulignant le rôle essentiel joué par le Rwanda, dans la région.

 

 

Vrai ! Depuis le génocide de 1994, et l’arrivée au pouvoir des Tutsis à Kigali,  les massacres de grande ampleur n’ont jamais cessé dans la région. Les ex génocidaires, ayant trouvés refuge en RDC, rêvent de prendre leur revanche, à leurs cotés,  des nostalgiques du pouvoir Hutus,  bref des hommes bien armés, désireux d’en finir avec le régime de Paul Kagamé. Organisés en milices, ils entretiennent l’insécurité sur la frontière Ouest du Rwanda. De son coté, le pouvoir rwandais soutient les minorités Tutsies de RDC. Installées dans l’est du pays depuis le 19ième siècle, ces tutsis (1 à 2% de la population), plus connues sous le nom de Banyamulenge au sud Kivu,  sont régulièrement victimes d’exactions de la part des congolais qui les accusent de faire leur jeu de Kigali et de déstabiliser leur pays.

 

 

En mars 2007, une véritable bataille rangée a opposé les hommes DU Gal Laurent NKunda soutenu par Kigali et l’armée nationale alliée pour la circonstance avec le FDLR, les forces Hutus rwandais. Des combats qui ont fait plus de 500 morts.

Gal laurent Nkunda

Les exactions, contre les civils,  ces dernières années, ont atteint un niveau de barbarie jamais égalé.

 

Les miliciens, chefs de guerre locaux, soldats de l’armée nationale s’en prennent au sexe féminin, tout âge confondu, bébé, grand-mère, mère de famille, tout est bon  pour répandre la terreur dans le camp adversaire ; C’est le viol à grande échelle. Entre 2004 et 2006, 60% des 43 000 cas de viols enregistrés en RDC se sont produit au Nord et sud Kivu. En 2007, pour le seul Nord Kivu, 2000 ont été recensés entre janvier et septembre.

 

Les accords signés ont à ce jour, tous, échoué. Le dernier en date, il vient d’être ratifié par tous les protagonistes, le GAL Nkunda compris, les USA lui ayant tordu le bras, aura -t-il une durée de vie plus longue ?

Difficile à dire, la méfiance est grande et personne ne fait confiance à l’autre surtout lorsqu’il est question de désarmement.

Et puis la communauté internationale ne fait rien. C’est le silence radio, on s’en fiche. Que l’on viole des milliers de femmes et tuent des milliers de civils, qu’il y ait 1, 2, 3 millions de morts dans ces forêts inextricables, tant que cela ne se voit pas…. !

L’occident est trop occupé par les cracks boursiers, le chômage et le pouvoir d’achat pour se préoccuper de ce drame…

Les femmes éventrées, les bébés déchiquetés, ce n’est pas pour nous ! Moi je vous dis que l’on a bien de la chance de ne pas voir tout cela à la télé le soir, cela nous ferait faire des cauchemars.. !

 

 Bon, il y a bien des nouvelles données qui méritent que l’on s’arrête un peu sur la situation de ce pays.

 La RDC est immensément riche, son sous sol regorge de minerais. Dans 20 ans, il connaitra probablement un des taux de croissance le plus fort de la sous région. Tout est à construire, à développer, à reconstruire, tout a été détruit ! Les Chinois l’ont bien compris, ils investissent, s’installent, prennent des gages sur l’avenir. Tout dernièrement, ils viennent de faire un prêt de 5 milliards de dollars à des conditions très avantageuses…

 

 

Alors bonne chance à Bernard Kouchner qui va,  avant son arrivée à Kigali, passer à Kinshasa et à Goma. Il visitera un camp de déplacés, un hôpital avec des femmes et petites filles aux vies brisées que des humanitaires, assistantes sociales entourent de tous leurs soins pour leur réapprendre à vivre.

   

 

 

* Alors qu’il rentrait d’Arusha, en Tanzanie son avion fut abattu par un missile.

Par blog-allemoniere-tf1 - Publié dans : blog-allemoniere-tf1
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Mardi 22 janvier 2008 2 22 /01 /2008 00:00

Faut-il parler en anglais pour convaincre ?

Tout le monde en semble convaincu ou presque.

Le 8 janvier, notre Président disait pourtant, en évoquant la création d’un futur pôle international, France Monde : "Une chaîne publique, France Monde …ne peut que parler français, avec l’argent du contribuable, je ne suis pas disposé à diffuser une chaîne qui ne parle pas français ;…on peut avoir un sous titrage en anglais, espagnol, arabe…"

Ce jour là Nicolas Sarkozy se déclarait favorable au regroupement RFI et France 24, au nom de la rationalité.

Rationnaliser, faire des économies, on est tous ok, mais ne parler plus qu’en français, on s’interroge ! La langue de Molière, à en croire le président, serait donc notre nouvel atout, notre joker pour vaincre nos concurrents sur les marchés internationaux !!

Il y a plus d’une dizaine d’années, lorsque les dirigeants de TF1 ont crée LCI, la chaîne toute info, j’avais été surprise de constater que nous n’émettions pas en « clair » sur le satellite, j’avais aussi regretté que LCI  n’ait pas de journaux en anglais…

C’était il y a longtemps ! Mais aujourd’hui, en 2008, que l’on vante les mérites du parler français, alors que tous les cadres de nos grandes entreprises multi nationales ne parlent, bien souvent, plus qu’en anglais, cela a de quoi étonné !

Questions : 

- Sommes nous retournés au 20ième siècle où les férus de la francophonie n’imaginaient sa défense que sous celle de la langue de Molière…. ?

- Alors que dans toutes les grandes entreprises, les cadres parlent désormais en anglais sur le web et lors des réunions, va-t-on créer un pôle d’information destiné à irradier notre culture notre vision du monde dans une langue désormais comprise par une infime minorité sur terre ?

- A l’heure de la globalisation, serions-nous les seuls à défendre une vision tribale de l’Europe et du monde ?  

Explications :

Cette holding n’est peut être créée que pour les français de l’étranger, personne n’osant l’avouer tout haut ! Alors là, pas de problème,  il suffit de relayer Radio France et France télévision.

Si l’on veut, en revanche, se faire entendre par le plus grand nombre, il va falloir se remuer.. ! Moi, je vous dis, un petit journaliste français avec un accent, c’est encore plus séduisant qu’un anglophone. Cela ferait même un tabac.

Il suffit de se débarrasser de ses complexes !! Tous ceux qui voyagent peuvent vous le dire, la France, cela se vend très bien à l’extérieur… Encore faut-il se donner les moyens, encore faut il en finir avec les vieilles idées…

Qu’en pensez-vous…

     - L’ info doit elle être en deux langues voire plus ?

     - France Monde ne doit-elle n’émettre qu’en  français… ?

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