kosovo,vers l'indépendance

Publié le par blog-allemoniere-tf1

Il veut son indépendance, les européens (moins trois *: Chypre, Roumanie et Pays-Bas) et les américains sont d’accord. Les serbes, soutenus par les russes, y sont opposés et ont menacé de couper l’électricité au futur état. Le petit Kosovo n’en a que faire, ses dirigeants, le premier ministre Hashim Thaçi, l’ancien chef de l’Armée de Libération du Kosovo, a déclaré qu’ils passeraient outre, ce n’était plus qu’une question de jour.

 

L’équilibre fragile des Balkans va –t-il une nouvelle fois voler en éclat ?

Les occidentaux croisent les doigts

 

Tout le monde tente d’appeler les protagonistes à la retenue, personne ne veut d’un nouveau conflit dans la région.

 

Inquiets, les observateurs attendent les résultats des élections en Serbie, l’ultra nationaliste, Tomisla Nikolic est arrivée en tête au premier tour devant l’actuel président, le  pro européen

 

Boris Tadic, actuel premier ministre (cf photos à l'ONU, en janvier)

 

Si c’est ce dernier qui l’emporte avec une large majorité, tous les experts s’accordent à dire que les responsables Kosovar, pourraient faire preuve de retenu et en particulier retarder leur déclaration d’indépendance, au 10 mars, lendemain des élections générales en Espagne.

Vous allez me dire, mais pourquoi, nous parlez vous d’Espagne ?

Tout se tient, l’indépendance du Kosovo si elle était reconnue par les européens et américains pourraient encourager les séparatistes espagnols qui feraient de l’indépendance une des questions  de la campagne ce que ne veut à tout prix éviter Madrid. L’UE a bien compris l‘enjeu et tente de convaincre Thaci. Il pourrait accepter d’attendre.

 

 

 

 

Hashim Thaçi, premier ministre Kosovar,à gauche à coté du président.

 

 

En revanche,  si c’est le pro russe, radical qui l’emporte, le 2 février, date du second tour des élections en Serbie,  il est à craindre que la déclaration survienne dans les jours qui suivent.

 

Dans un cas comme dans l’autre, les ultras pourraient bien  jouer aux pyromanes.

Plusieurs scénario catastrophes sont à l’étude, des radicaux serbes incendient des maisons de familles serbes dans les enclaves au Kosovo, les poussant à l’exode, ces familles se refugient dans la partie nord, tournée vers Belgrade, région, qui pourrait alors demander son attachement à la Serbie.




Eglise serbe au Kosovo








Le jeu de domino commence. La vallée de Présevo, au sud de la Serbie, peuplée en majorité d’albanais,  fait session mais exige cette fois d’être rattachée au Kosovo. Enfin, en Macédoine, les albanais, 25% de la population, bougent à leur tour et déclarent unilatéralement leur rattachement à Pristina. Les extrémistes font la loi, les massacres pour répandre la terreur et nettoyer les dernières régions, qui ne sont pas pure ethniquement,  se généralisent.

 

Pas étonnant que les diplomates du monde entier soient un tantinet crispés, on le serait à moins. Espérons que pour une fois la raison prévaudra dans la région !!!

 

 

 

* 22/ 23 mars 1999 début des frappes de l’OTAN contre la Serbie, 14 avril 7 000 soldats de l’OTAN viennent en aide aux familles kosovars, 19 juin résolution 1244, la MINULK est crée, le déploiement d’une force internationale civile et de sécurité dans la province est autorisée par L’ONU . C’est toujours au nom de la même résolution qu’une Force européenne civile de police et justice, (entre 1500 et 1800) devrait arrivée au Kosovo, très rapidement. La France y contribuera à la hauteur de 250 0 300 hommes, gendarmes, policiers magistrats.

 

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jean 17/02/2008 18:10

Aujourd'hui la Serbie, demain la Seine Saint Denis....http://www.historia-nostra.com/index.php?option=com_content&task=view&id=759&Itemid=60