Niger, les journalistes libérés

Publié le par blog-allemoniere-tf1

Liberté conditionnelle, après paiement d’une caution de 30 000 euros, Thomas Dandois et Pierre Creisson ont retrouvé leur passeport et vont rentrer en France.

Lundi et mardi ils ont été entendus par le juge d’instruction en charge du dossier. Deux auditions qui ont semble –t-il permis  au magistrat nigérien de se faire une idée sur la responsabilité réelle des deux journalistes, inculpés d’atteinte à la sureté de l’état, une accusation grave, ils étaient passibles de la peine de mort.

 

 Reste à déterminer les charges qui seront retenues contre eux. La requalification suivie d’un procès est toujours possible comme le non lieu.

Leur détention n’est pas une première, déjà Frédéric Bergeron qui réalisait un film sur les Touareg avait du passer l’année dernière, 6 semaines en prison.

Les autorités qui redoutent toujours un coup d’état, ne veulent de reportages qui feraient des touaregs du MNJ, des héros.

A leurs yeux, les hommes bleus  et particulièrement la famille du chef du MNJ s’appuient sur des trafiquants de drogue, de cigarettes et d’armes. En glorifiant ces rebelles, estime le président TANDJ, les journalistes fragilisent son pays et son armée. Il faut dire que les soldats nigériens, dans l’encadrement, sont parfois sensibles aux discours de ceux qui prêchent en faveur d’un coup d’état. D’où sa colère lorsque nos confrères ont été arrêtés le 22 décembre en possession de rushs et de photos sur les Touaregs.

Mais tout semble être rentré dans l’ordre. Le juge d’instruction a écouté et compris la démarche de nos confrères, rien à voir avec des agitateurs.

Il faut dire que les magistrats nigériens travaillent avec sérieux et indépendance depuis plus d’un an, date à laquelle une refonte du système, sous la pression internationale, a été faite par le président. La justice nigérienne a opéré sa transformation, en tentant d’en finir avec les vielles pratiques de soumission et de corruption.

Reste à régler, vendredi jour de la grande prière, le paiement de la caution. L’avocat nigérien doit remettre un chèque au greffe avant la levée des écrous. Impossible en théorie. Mais les autorités ont décidés d’en finir avec cette affaire, preuve que les relations entre la France et le Niger sont de nouveau au beau fixe. Le règlement du contention avec Aréva n’y est pas pour rien. La justice fait tout son possible pour que les journalistes partent par le premier avion, l’AIR France de Vendredi soir.

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mma 22/01/2008 06:34

ah

Tang10 20/01/2008 14:44

Bonjour Mme Allemonière,J'apprécie depuis des années vos reportage et vous admire. Je vous en remercie d'ailleurs. Je souhaiterai simplement indiquer que M. Robert Menard est le secrétaire général est non le président de reporters sans frontières.Très cordialement,Tang10