RDC, vers un nouveau désastre

Publié le par blog-allemoniere-tf1

Va-ton vers un nouveau désastre humanitaire, le Darfour dans l'est de la République Démocratique du Congo.

 

 

Depuis le génocide rwandais, ces terres aux sols riches en minerais, ne cessent d'être le théâtre d'une violence sans précédent. Il y d'abord eu 1996, les grands camps  de réfugiés de Goma et de Bukavu se vident. Le Rwanda veut en finir avec ces poches où se sont fixés les anciens génocidaires qui mènent des actions de guérilla dans le pays. Mobutu sera la première victime de cette crise suivi par les milliers d'autres, des civils rwandais d'origine Hutus, qui avaient fui avec les génocidaires puis il y aura des congolais, plus personne ne sera épargné.  Kabila soutenu par Kigali prend le pouvoir. Depuis les Tutsis et leurs frères, les Banyamulengue, ne vont cesser de s'affronter avec les hutus. Ajouté à cela, la lutte contre Kabila, père puis fils,  menée par des chefs militaires congolais locaux.

 

 

Un cocktail explosif.

 


La liste des morts s'allonge au fil des ans, 1 millions, 2, 3, plus ? Personne n'ose plus faire le décompte macabre de ce qui est en train de se dérouler dans ces forêts

 

 

 

Une déstabilisation qui fait l'affaire des plus cupides. L'Ouganda contrôle les routes de sortie de l'or, des diamants et du bois précieux dont regorge la RDC, sans parler du pétrole ! La prospection pétrolière sous le lac Albert avec la RDC à commencer, contrôler les mouvements de guérilla de la région n'est pas sans avantages !

 

 

Le Rwanda qui a, outre le trafic de minerai rare, cobalt, entretient et arme la guérilla du général Laurent Nkunda (Tutsi congolais à la tête de 6000 hommes) contre Josef Kabila. Le dit général qui pour le compte de Kigali, fait ménage au sein des rebelles hutus rwandais basés en RDC.

Quant au troisième protagoniste, le président de RDC, Josef Kabila, il clame haut et fort qu'il veut en finir avec toute cette violence et qu'il cherche à ramener le calme dans la région. Mais ,  il sait qu'il n'en a pas ni le pouvoir ni les moyens. Son armée (FARDC) est indisciplinée, mal entrainée. La seule véritable force, la garde présidentielle est chargée de sa sécurité et reste à Kinshasa. Alors, il laisse pourrir la situation, espérant peut être que le monde se penchera un jour sur ce qui se passe dans son pays, une fois  l'horreur devenue insupportable.

 

 

Et puis, il y a tous les pays de la sous région qui ont leurs mots à dire, le Zimbabwe, l'Afrique du Sud, l'Angola....

 

 

Il y a pourtant longtemps que les limites ont été dépassées. Dans ces zones où vivent les derniers grands singes, le viol des femmes, des petites filles, des grand mères est devenu systématique, plus de 2000 cas entre janvier et décembre de cette année pour la seule province du nord Kivu..

 

 

Une pratique utilisée par tous les hommes en armes qu'ils soient rebelles, miliciens dissidents ou soldats de l'armée régulière. La méthode vise à terroriser la population. Viol et meurtre, viol et enlèvement d'enfant, enfant, chair à canon pour les petits garçons (15000 à 30000 enfants soldats) ...

 

....chair à violer pour les petites filles. Les ONG locales voient désormais apparaitre des générations de femmes violentées.

 

La MONUC, la force de l'ONU déployée dans la région pour mettre un terme aux violences, s'est même laissée gagner par le phénomène, certains casques bleus participants à l'orgie, des enquêtes sont en cours.

 

 

Pour l'instant personne ne bouge, les occidentaux ont trop affaire ailleurs, il n'y a plus désormais assez d'hommes pour tous les conflits qui secouent la planète, il n'y a plus aussi assez d’argent C'est le repli général, tout le monde sous la couette d’autant que les « affaires » continuent comme si de rien n'était ?

Bref tout le monde s'en moque et pourtant là bas, des femmes pleurent en voyant arriver leurs petites filles brisées. Elles pleurent parce qu'elles se souviennent de ces hommes qui sont venus dans leur village, il y a quelques années. Elles pleurent parce que leurs enfants qui viennent d'être meurtris, déchirés à leur tour, sont des enfants nés d'un viol, le leur.

 

 

Ces femmes vivent semble-t-il trop loin de nous pour que nous en souciions

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