Soudan, vers une nouvelle guerre?

Publié le par blog-allemoniere-tf1

 

Inquiétude au Soudan. La situation se détériore depuis l'attaque,  le 29 septembre, de la base de la force africaine à Haskanita, au Darfour.

Ce jour là une trentaine de véhicules, surarmés, investissent le camp de l'AMIS  tenu par 130 hommes. Ce raid d'une extrême violence fait 10 morts coté africain, 8 blessés et 40 disparus. En représailles, quelques jours plus tard, les forces gouvernementales rasent la ville (100 morts et des milliers de déplacés).

La population de la région est plutôt proche des rebelles et Khartoum accuse un groupe dissident rebelle d'être à l'origine de cette attaque.

La population de la région est plutôt proche des rebelles et Khartoum accuse un groupe dissidentrebelle d'être à l'origine de cette attaque.

Petit problème, les dits rebelles dissidents, seraient un groupe manipulé par Khartoum.

C’est la version qui circule dans les milieux autorisés onusiens et européens mais voilà personne, en l’absence de preuves tangibles, n’ose le dire ouvertement.

C’est un peu comme si la communauté internationale avait peur du président soudanais, Omar el Bachir. Ce dernier, estime-ton, en hauts lieux, pourrait,  s’il était accusé d’être le responsable de ces nouvelles violences, rompre son engagement sur le déploiement d’une force  hybride, UA-ONU, au Soudan de 25 000.



Opération qui doit commencer début novembre.

Tout le processus de paix serait à terre…



 

Bref, le monde préfère se taire….


 Pessimisme aussi pour la conférence de Tripoli, prévue le 27 octobre, pour relancer le processus de paix au niveau politique. Plusieurs chefs rebelles dont Abdel Waid Mohamed Nour, réfugié en France, ont dit qu’ils n’iraient pas. A leurs yeux, personne ne les a consultés, cette conférence leur est imposée, cette rencontre qui a été décidée par la Lybie, le chef d ’état soudanais et l’Union Africaine, n’est pas opportune, estiment-ils.

Tripoli fait déjà figure de rendez-vous manqué, mais pour sauver la face, la réunion pourrait être présentée comme une première étape où il pourrait être décidé de prendre rendez-vous avec les factions rebelles ; un tour pour rien, quoi, mais l’honneur de Kadhafi sera sauf…. !

 

Troisième sujet d’inquiétude, le sud. Rien ne va plus entre les chrétiens et les musulmans de Khartoum. Si les premiers ont accepté de revenir au gouvernement après en être partis, les tensions persistent et les militaires des deux camps se réorganisent en vue d’un affrontement sur fond de partition du pays et de redistribution de la manne pétrolière.

 

La situation est plus tendue que jamais et l’on redoute une nouvelle déflagration…

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