France / Tchad

Publié le par blog-allemoniere-tf1

1600 soldats français pour la nouvelle force attendue au Tchad !

Rien à voir avec l’opération Epervier déclenchée en 1987 et ...toujours en place....

 

 

Aujourd’hui, après le vote de la résolution des Nations unies, autorisant le déploiement de 3000 militaires au Tchad, Paris fait tout son possible pour s’effacer derrière l’Union Européenne et l’ONU.

 Aéroport de Ndjamena, juin 2007

Pas question d’apparaitre au premier plan même si la force qui sera déployée à la mi novembre comprendra 1600  militaires français sur 3000. Pas question non plus d’avoir le commandement des troupes, le Général en « chef » sera irlandais… Il revient à Dublin d’annoncer le détail de sa mission. Paris met en avant ce « bon choix » en soulignant que le gouvernement irlandais qui était, jusqu’alors,  plutôt opposé à la PESD, la politique européenne de défense, révise sa position en quelque sorte.

Soldats français de la force Epervier, une partie d'entre eux ira grossir les rangs du détachement français.

Les autres militires seront de nationalité irlandaise suédoises, polonaise, belge…

Le calendrier est arrêté, une fois la planification achevée fin  octobre, commencera le déploiement. L’état major parle de la mi novembre. Au même moment, de l’autre coté de la frontière, les hommes de la force hybride commenceront à arriver, ils prendront la place de l’AMIS. À terme, ils seront 25 000  soldats africains dotés d’hélicoptères de combats (fournis par la Jordanie). Photo Darfour, MSF

Sur le plan diplomatique, vous l’avez compris, nos responsables politiques ne veulent pas apparaître comme défendant le pré-carré africain de la France. Le dit «  pré-carré » est  mort, ne cesse-t-on de déclarer en hauts lieux !

Idriss Deby, le président tchadien ne l’entend pas de la sorte évidemment. S’il a donné son accord à ce déploiement après s’y être opposé c’est parce que Paris lui a promis  de composer l‘ossature de cette nouvelle structure.

Les « mauvaises langues », les rebelles et Khartoum voit dans ce déploiement une volonté de mettre un terme à la révolte qui gronde dans les provinces de l’est du pays depuis plus de 2 ans.

La Lybie quant à elle a donné son feu vert, les relations entre Tripoli et Paris sont au beau fixe pour l’instant ! Le colonel qui a pourtant toujours refusé de voir des  militaires occidentaux mettre un pied au sud de son pays, a changé d’avis, le chef d ’état libyen est même devenu un agent de la réconciliation soudanaise. Prochaine réunion à Tripoli des frères ennemis deuxième quinzain d'octobre, 27 octobre.

Quant aux miliciens tchadiens qui ont pris en charge la sécurité de la région ainsi que celle des camps (un business très profitable!),  ils ne voient pas très bon œil l’arrivée de ces 3000 hommes.

Les plus heureux, comme toujours sont les civils, les réfugiés du Darfour, les déplacés tchadiens et les tribus arabes victimes de représailles ….

A suivre….

Votre point de vue m'interesse, doit-on continuer à intervenir en Afrique?  

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Joël C 14/02/2008 15:52

Le pragmatisme cynique proné par les occidentaux comme mode de gouvernance mondiale a t'il un avenir ?
Le pillage systématique des ressources, des peuples des pays dits émergents, en engraissant au passage quelques tyrans sanguinaires finit touours par engendrer des conséquences dont les responsables ne font que rarement les frais...
Mais continuons a somnoler devant des lives-show insipides( à quand des web cam dans les appartements de l'Elysée ?). Tout va très bien puisque même l'ONU vous le dit...
Doit on continuer à intervenir ? Sur le plan humanitaire, sans doute, sur le plan militaire et économique (selon nos règles) évidement pas. Il y a des humains qui vivent (pauvrement) au dessus des réserves pétrolières que nous convoitons

Arnaud 08/12/2007 19:16

Bonjour,
Petite question. Savez-vous qui dirige les troupes francaises au Tchad ?
Merci