Le piège colombien

Publié le par blog-allemoniere-tf1


Colombie, le piège ?

Le gouvernement français est-il allé trop loin?
Nicolas Sarkozy monte en premier ligne au coté d'Alvaro Uribe. C'est sur sa proposition que le gouvernement colombien a accepté de libérer, sans condition, à l'inverse des autres prisonniers des FRAC (ils ont du signer une lettre de renoncement à la lutte armée), Rodrigo Granda.

Le chef guérillero qui avait été livré à la Colombie par le Venezuela, est, en effet, un des trois hommes,( les deux autres sont prisonniers aux USA) dont la libération était exigé par les FARC comme préalable à toute négociation. Avec cette libération, la balle est désormais dans leur camp. Ils ont, il ya quelques jours,  rejetés cette initiative, estimant qu'il s'agissait d'une farce du gouvernement colombien.

 

Dans les milieux diplomatiques, on se demande si le président français ne s'est pas aventuré trop loin sur un terrain mouvant.

En effet, rien ne dit que les FARC vont faire un geste, rien ne permet de certifier que Rodrigo Granda saura jouer son rôle de médiateur et contribuer à la libération d'Ingrid Betancourt.



La guérilla colombienne exige toujours la création d'une zone démilitarisée, hors le gouvernement n'en veut pas, estimant que si son armée sort des deux communes concernées, elle ne pourra jamais reprendre pied dans cette région. Aujourd'hui, c'est même à l'inverse qui se passe sur le terrain, on assiste à la création   de nouvelles garnisons, l'armée n'a jamais été aussi présente.

 

 Si le dossier s'enlise l'Elysée devra trouver une sortie à l'impasse.

 

Quid du sort d'Ingrid Betancourt ?

La franco colombienne est prisonnière depuis 5 ans dans une région reculée, minée avec un groupe de prisonniers politiques.

Les FARC réclament la libération de 500 de leurs hommes en échange de 56 otages.

Les derniers éléments en la possession des autorités françaises tentent à prouver qu?elle serait en vie, même personne ne dispose pas de preuve de vie.


Le doute est donc encore permis d'autant que les conditions de vie dans la jungle colombienne sont terribles. Il suffit d'écouter le témoignage de Christophe Beck pour s'en convaincre.

 

 

 Détenu en Colombie par l'ALN, l'armée de libération nationale, deuxième mouvement de guérilla, ( important) son sort n'a pas mobilisé les services de l'état. Le gouvernement a mis à disposition de sa famille deux policiers qui ont travaillé sur cette affaire à l' ambassade de France à Caracas. Mais pas question de soutien financier. Les autorités françaises ne payent jamais de rançon pour des français qui ont choisi de s'installer à l'étranger, dixit le quai d'Orsay.

Les paiements de rançon qui ont pu exister dans le passé, ont toujours été démentis. Ceux  qui en ont bénéficié, ont été, au moment de leur détention, considérés comme otages « politiques ». Les Beck ont demandé aux affaires étrangères de les aider à obtenir un prêt de 10 000 euros pour payer la rançon, cela n'a pas été possible.

Selon les enfants de Christophe BECK, leur père est resté, à cause de cela, 6 mois de plus prisonnier de l'ALN.

 

Franck Beck

 Il est vrai qu'Ingrid Betancourt ne serait pas retenue dans une zone aussi montagneuse et forestière que Christophe Beck.

 
L'otage français, très affaibli par ses conditions de détention, pose une question.

Que va-t-il se passer pour les autres détenus, les 3000 otages détenus par les FARC, une fois les 50 politiques libérés s'ils le sont ?

 

Cet homme vit depuis son retour grâce à sa petite retraite amassée  lorsqu'il était entrepreneur en France. Il possédait une PME de charpentes métalliques qu'il avait vendue pour partir au Venezuela. Il estime aujourd?hui que sa prise d'otage, paiement de la rançon plus  les autres frais engagés, s'élève à 500 000 euros.

Il espère vendre une villa au Venezuela et les quelques lopins de terres qu'il possède dans le sud de la France.

 Aujourd'hui, il lance un appel aux autres otages :

 

 

 

 

 Creer une association qui rassemblerait les ex-otages. Il y a urgence,  à ses yeux,  le nombre de français enlevés, ne cesse d'augmenter. Quatre en 2004, dix-huit en 2005, vigt-deux en 2006.

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GAUFFENY Martine 11/08/2007 19:49

Bonjour,
J'ai lu avec attention votre billet sur Christophe Beck.  J'avais depuis un moment le souhait de le contacter afin de lui proposer de participer à la réflexion et aux travaux de notre Association Otages du Monde.
Otages du Monde est une association créée en 2004 par d'anciens otages tels Jean-Louis NORMANDINet Jean-Jacques LE GARREC, des membres de familles d'otages tels Fabrice DELLOYE, père de Mélanie et Lorenzo Delloye- Bétancourt. Participent également à nos travaux des membres de familles de disparus tels Osange et Bernard Kieffer, épouse et frère de Guy-André KIEFFER, disparus en Côtes d'Ivoire en 2003.
 
Si vous avez la possibilité de transmettre ce message à Monsieur Beck et lui dire que l'association qu'il souhaite voir créée existe et quee nous sommes très intéressés par une rencontre avec lui, nous vous en serions très reconnaissants.
 
D'avance je vous remercie...
et bravo pour votre blog passionnant. J'ai mis sur le site d'Otages du Monde plusieurs liens vers vos articles évoquant le thème des otages.
 
A bientôt, je l'espère sincèrement,
 
Martine GAUFFENY
Secrétaire Générale
Otages du Monde
06 64 54 07 49 - www.otages-du-monde.com